L'essentiel
Des post-it de grand format, rectangulaires plutôt que carrés, en deux ou trois couleurs, et en quantité : on en manque toujours. Sur un grand post-it, on écrit une phrase. Sur un petit, on écrit un mot.
Des feutres épais, noirs surtout, pour que ce qui est écrit se lise à trois mètres. Des feutres à eau pour le papier fixé au mur : les feutres à alcool traversent la feuille et marquent la peinture.
Du papier en rouleau ou des feuilles de paperboard, et de quoi les fixer sans abîmer le mur : ruban de masquage ou pâte adhésive. Des gommettes pour les votes. Un minuteur visible. Et de quoi photographier les murs en fin de session.
L'utile
Des cartes ou des images pour le photolangage. Un jeu de consignes imprimées pour les travaux en sous-groupes : une consigne posée sur la table évite dix questions. Des badges ou des étiquettes pour les prénoms.
Une clochette ou un signal doux pour rappeler le temps, plus agréable qu'une voix qui crie. Une rallonge, parce qu'il n'y a jamais assez de prises. Et quelques feutres de couleur pour la facilitation graphique, si vous dessinez.
Ce qui ne sert à rien
Les gadgets d'animation achetés pour eux-mêmes. Les méthodes sophistiquées vendues dans des boîtes coûteuses, si on ne les maîtrise pas.
Et le vidéoprojecteur allumé toute la journée. Un groupe qui regarde un écran ne se regarde plus. Le meilleur outil d'un facilitateur reste la question qu'il pose.
Méfiez-vous aussi du tableau blanc effaçable comme support principal. Ce qui s'efface ne se déplace pas, ne se regroupe pas, et disparaît à la première pause si quelqu'un a besoin de place.
Et la salle
C'est souvent l'élément le plus négligé et le plus décisif. Des tables mobiles, des murs utilisables, de la lumière naturelle, de la place pour bouger.
Une salle en théâtre avec des chaises fixées au sol interdit presque tout travail en petits groupes. Une table en U fait un tribunal. Visitez la salle avant, ou demandez des photos des murs, pas seulement de la vue.
La première fois dans une salle, arrivez une heure avant. Déplacer vingt chaises, trouver où coller le papier, repérer les prises et régler la lumière prend toujours plus de temps que prévu.
À distance
Une plateforme de visioconférence avec des sous-salles. Un tableau blanc collaboratif. Un minuteur partagé : le Timer d'Insuffle se projette en partage d'écran et se pilote depuis un téléphone, sans inscription. C'est tout.
Le piège est d'empiler les outils : chaque changement fait perdre des participants. Voir les outils numériques et la facilitation à distance.
Dans le sac
- Post-it grand format. Deux ou trois couleurs, en quantité.
- Feutres épais à eau. Noirs surtout, un par participant, plus une réserve.
- Papier et fixation. Rouleau ou paperboard, ruban de masquage, pâte adhésive.
- Gommettes. Plusieurs planches, pour les votes.
- Un minuteur visible. Le temps partagé, pas seulement celui du facilitateur.
- Consignes imprimées. Une par table et par exercice.
- Rallonge et chargeur. Parce qu'il n'y a jamais assez de prises.
